exposition

Expo « Yokai »


妖怪 // Yôkai // Expo // Takuma Shindo
du 07.09.18 au 22.09.18
Exposition en sous-sol.
Vernissage le samedi 8 septembre à 17h.
Ouverture le lundi de 14h à 19h et du mardi au samedi de 10h30 à 19h.

DAYS OF NOTHING

DAYS OF NOTHING
Petit format : Gravure sur bois imprimée à l’encre de Chine en 5 exemplaires (26×18 cm) sur papier washi artisanal de Mr Sato.
Titre d’un morceau de Chokebore sur le « Days of Nothing EP ».

Groupe conseillé par des potes, je suis tombé sur l’affiche d’un de leurs concerts en 1998 dans les chiottes du Zoobizarre (devenu ensuite le Plug, puis l’Heretic Club et actuellement le VOID // BDX). Concert probablement secret car c’est le seul endroit où je l’ai vu annoncé comme tel, partout ailleurs l’affiche mentionnait « Canary Canary from Hawaii » (indice, c’est de là qu’ils viennent. Hawaii, pas les chiottes).
Bref, on a mis nos plus beaux sweats à capuche et on a pris le City U (bus) pour se rendre à La M.A.C. du CROUS, au fin fond du campus (à l’époque il n’y avait rien autour de la salle, que des arbres). Dans mes souvenirs les mecs sont arrivés sur scène complètement shootés/torchés et le concert a été d’une intensité incroyable. Une espèce de Nirvana complètement dépressif. Un des meilleurs concerts de ma vie.
Days of Nothing (Full Band Winter Version) est un des morceaux les plus tristes de tous les temps, celui qui te fait du bien quand tu es au fond du fond. Cette version est sur le « Days of Nothing EP », pas sur l’album « A Taste For Bitters ».
Grâce à l’ami Laurent Bibi, béni soit-il, j’ai pu faire leur première partie 15 ans plus tard !

A voir : la vidéo de leur passage à Nulle Part Ailleurs, à l’époque où il y avait encore des groupes intéressants qui passaient en live à la télé. Respect et gratitude éternels à Stéphane Saunier qui était le programmateur musical de l’émission et aussi de L’Album De La Semaine.

A écouter : tout, mais autant commencer par les morceaux Days of Nothing (Full Band Winter Version), Police, You Are The Sunshine of My life, Coat, Valentine, Smaller Steps.

ONE STEP MORE AND YOU DIE

ONE STEP MORE AND YOU DIE
Gravure sur bois + aquarelle tirée à 5 exemplaires sur papier washi de Mr Sato.
Titre d’un album de Mono.
22×32 cm

Vu au Son’Art en 2005 avec les copains de Zukr en première partie. J’ai bien aimé mais pas au point de fouiller leur discographie sur le moment, chose que j’ai heureusement fini par faire des années plus tard.
C’est LE groupe de post-rock japonais. Formation classique, guitares-basse-batterie, blindé de reverbs, delays et distorsions auxquels ils rajoutent de temps à autres des cordes classiques (chose que je ne trouve pas toujours utile sur leur musique). Néanmoins ils ont cette petite touche très japonaise dans les mélodies et les émotions qui me parle énormément. Une espèce de mélancolie traditionnelle.
Bref, j’adore.

A écouter : tout

Morceaux pour découvrir : Nostalgia, Cyclone, Sabbath, A speeding car, Kanata, The flames beyond the cold mountain, Are you there ?, The land between tides / Glory

SEKAI NO OWARI

SEKAI NO OWARI

En français : « La fin du monde »
Caractères gravés : « Sekai no owari ha soko de matteru » (La fin du monde attend ici)
Gravure sur bois imprimée à l’encre de Chine à 5 exemplaires sur papier washi ultra fin de Mr Sato.
26×18 cm
Titre d’un morceau de Thee Michelle Gun Elephant sur l’album « Cult Grass Stars » (1996, Triad).
Découverts sur la bande son du film « Aoi Haru » (Blue Spring) de Toshiaki Toyoda, tiré du recueil d’histoires courtes « Printemps Bleu » (Editions Tonkam) de Taiyo Matsumoto. Tout y est parfait, la BD, le film et la musique.
TMGE définit son style comme du « japanese monster rythm and blues », a été actif une douzaine d’années, de 1991 à 2003, et s’est séparé au plus haut de sa popularité pour éviter de tourner en rond. A regarder le monde hallucinant présent lors de leur dernier concert on ne doute pas qu’ils auraient facilement pu profiter de leur succès pour continuer une carrière pépère et se remplir les poches.
Aucun espoir de reformation, le guitariste à la TeleCustom noire & rouge Futoshi Abe étant décédé en 2009.
Culte.
Pour la petite histoire du nom chelou, ça vient du bassiste de la formation originale qui, après avoir acheté sa place pour un concert de The Damned est revenu tout content, billet en main, en s’exclamant « C’est un billet pour Michelle Gun Elephant ! ». Non seulement pas très bon en anglais, il a également mélangé le nom de The Damned avec le nom de leur album « Machine Gun Etiquette ».

A écouter : tout
Morceaux pour découvrir : Sekai no Owari, Get up Lucy, Smoking Billy, Beat Specter Buchanan, Akage no Kelly, Drop, Candy House, Marion, Birdmen, Abakareta Sekai, GWD, West Cabaret Drive.

 

AS HAPPY AS POSSIBLE

AS HAPPY AS POSSIBLE
Gravure sur bois tirée à 6 exemplaires sur papier washi ultra-fin de Mr Sato.
Titre du nom d’un album de Les Thugs sorti en 1993 chez Sub Pop.
24×17 cm

Ils s’appellent Les Thugs et ils viennent d’Angers.
Le seul groupe qui m’ait mis la chair de poule du début à la fin de leurs concerts (rien que d’y penser j’ai les poils des avants-bras qui se dressent). C’était magnifique, la puissance et l’énergie du punk boostés par un mur de guitares hypnotiques énorme, aux distorsions parfaitement dosées, qui vous enveloppait et vous emportait avec lui. Parlez-en à quelqu’un qui a déjà vu les Thugs en concert et vous verrez un sourire apparaître sur son visage immédiatement.
Une base toute simple : un riff hyper répétitif et entêtant sur laquelle se pose une mélodie qui emporte tout. Encore faut-il trouver le bon ton, les bonnes mélodies.
 Les Thugs viennent d’Angers, et ont dû sortir des disques aux Etats-Unis et tourner là-bas pour recevoir un début de reconnaissance en France, mais ils s’en foutaient et on continué à faire exactement pareil après que la presse commence à s’intéresser à eux, c’est-à-dire faire les choses à leur façon, avec humilité et simplicité, jusqu’à leur séparation en 1999. Ils feront un No-Reform Tour à l’occasion des 20 ans de Sub Pop à Seattle, avec quelques dates en France (petite cerise à la fin du concert de Bordeaux, Mr Moustache, mon groupe de l’époque, a eu droit à une petite dédicace parce qu’on reprenait « Allez les Filles » et ils étaient tombé sur la vidéo).

Les Patrons.

Au Japon les fleurs de cerisier sont le symbole de la fragilité de la vie, et donc de la mort, alors soyons « aussi heureux que possible », car la vie est éphémère.

A voir absolument : Le documentaire tourné à l’occasion du No-Reform Tour « Come On People! », un hymne à l’anti star system (2012, Crash Disques)
A écouter : tout, mais je conseille Strike (1996, Sub Pop) pour commencer (le premier que j’ai acheté, mon préféré).

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