WAITING ROOM

WAITING ROOM
Gravure tirée à 6 exemplaires, dont 3 en jaune et 3 en rose, sur papier washi de Mme et Mr Kano.
18×24 cm
Titre d’un morceau de Fugazi sur la compilation d’EPs « 13 songs ».
« Function is the key » (la fonction est la clé) sont des mots tirés du texte du morceau.

L’hymne à se bouger le cul par excellence, dans tous les sens du terme. Morceau qui décrit parfaitement la manière de fonctionner de Fugazi : ne pas attendre que quelqu’un fasse les choses à leur place, pour ne pas perdre de temps et pour garder un maximum de contrôle sur tout ce qu’ils font. Entre 1987 et 2003 les gonzes, qui n’en étaient pas à leur coup d’essai (cf Minor Threat) ont monté leurs propres tournées, aux U.S.A. et dans le monde, en imposant des prix abordables par tous, enregistré 6 albums et plusieurs EPs et monté leur propre label de disques. Le tout en faisant une musique unique et sans concessions (bonjour la phrase bateau, mais en même temps c’est tellement vrai).
Encore un groupe découvert juste avant de les voir en concert en 1999 à Barbey, à une époque où il y avait là-bas un paquet de bons concerts à bas prix.
Anecdote, alors que je traînais mes guêtres devant les stands du festival Copyfest (à Donzac en 2008) en attendant de jouer, j’y ai aperçu en vente le slip kangourou de Brendan Canty, le batteur, avec une magnifique trace de freinage. J’avoue toujours avoir eu un doute quant à l’authenticité de la chose.

A voir absolument : « Instrument » (1999), le documentaire de Jem Cohen sur la carrière du groupe, un hymne à l’anti star system.

A écouter : tout

Morceaux pour découvrir : Waiting Room, Promises, Turnover, Brendan #1, Facet Squared, Bed for the Scraping, Break, Five Corporations, Arpeggiator, Cashout, Guilford Fall

Could’ve Moved Mountains


COULD’VE MOVED MOUNTAINS
Tiré en 4 exemplaires sur papier washi de Mme et Mr Kano.
18×22 cm
Titre d’un morceau d’A Silver Mt. Zion sur l’album « Born into trouble as the sparks fly upward » (2001, Constellation Records).
Seule gravure sur linoleum (avec encre à taille douce) de l’exposition.

Gravure tirée de l’expo « Résonances », texte du fanzine sorti pour l’occasion.

La première (et seule) fois que j’ai vu A Silver Mount Zion en concert j’ai trouvé ça pas terrible, j’avais largement préféré les locaux de Z »ukr en première partie. J’y suis allé parce que j’avais adoré Godspeed You ! Black Emperor dont certains membres font partie, mais les chants m’avaient fait l’impression d’une espèce de chorale hippie douloureusement fausse.
Seuls « Born into trouble as the sparks fly upward » et « He has left us alone but shafts of light sometimes grace the corner of our rooms… » (aka les noms d’albums les plus chiants à retenir) m’intéressaient car essentiellement composés de morceaux instrumentaux. Et finalement, des années plus tard, j’ai commencé à écouter leurs albums avec chants et je suis totalement tombé dedans.

À écouter :
-He has left us alone but shafts of light sometimes grace the corner of our rooms… (2000, Constellation Records)
-Born into trouble as the sparks fly upward (2001, Constellation Records)
-Horses in the sky (2005, Constellation Records)

MAY NOTHING BUT HAPPINESS COME THROUGH YOUR DOOR

MAY NOTHING BUT HAPPINESS COME THROUGH YOUR DOOR
Gravure tirée à 5 exemplaires sur plusieurs types de papier différents fabriqués par moi-même avec l’aide de Mme et Mr Kano.
22×33 cm
Titre d’un morceau de Mogwai sur l’album « Come On Die Young » (1999, Chemikal Underground/ Matador Records).

Gravure tirée de l’expo « Résonances », texte du fanzine sorti pour l’occasion.

Mogwai est le premier groupe de post-rock que j’ai vu en concert et ça a été une grosse claque. Je ne sais même pas si j’avais écouté un morceau avant d’aller au concert, traîné là par des amis de bon goût. A l’époque ils tournaient pour « Rock Action » leur 3e album il me semble, donc ça plus des morceaux des deux premiers albums, la setlist était parfaite.
C’est clairement le concert où j’ai pris conscience que l’absence de chanteur dans un groupe à guitares pouvait rendre la musique beaucoup plus riche. Je n’ai pas autant apprécié les fois suivantes où je les ai vu, mais dès qu’ils jouent un morceau des premiers albums ça me ramène à ce concert et c’est magique.

A écouter : Il ya toujours des perles par-ci par-là sur leurs albums, mais les meilleurs sont vraiment les trois premiers.
-Young Team (1997, Chemikal Underground)
-Come On Die Young (1999, Chemikal Underground/Matador Records)
-Rock Action (2001, PIAS/Matador Records)

Morceaux pour découvrir : Mogwai fear Satan, Cody, May nothing but happiness come through your door, I’m Jim Morrison I’m dead, You don’t know Jesus, 2 rights make 1 wrong, Hunted by a freak, Scotland’s shame, What are they doing in heaven today ?

My My, Hey Hey

MY MY, HEY HEY
Gravure tirée à 4 exemplaires sur papier washi de Mr Sato.
28×26 cm
Titre d’un morceau de Neil Young & Crazy Horse sur l’album « Rust Never Sleeps » (1979, Reprise Records).

Gravure tirée de l’expo « Résonances », texte du fanzine sorti pour l’occase.

« It’s better to burn out than to fade away » (Il vaut mieux brûler que de s’éteindre à petit feu) est une phrase tirée de ce morceau.
Si à 73 ans Neil Young est toujours hyper actif c’est parce qu’il n’a jamais laissé le feu s’éteindre, préférant n’en faire artistiquement qu’à sa tête en permanence et quitter et réintégrer ses groupes régulièrement pour suivre sa propre voie et éviter de tourner en rond et s’empâter avec ses collègues. Buffalo Springfield, Crosby Stills Nash & Young (qui ont dû tirer la gueule en écoutant le morceau « Thrasher »), et même le Crazy Horse en ont fait les frais.
J’ai eu l’occasion de le voir deux fois, une avec une formation de vieux routards qui le suivent depuis des années et l’autre avec le Crazy Horse. Ces derniers étaient moins techniques et faisaient clairement des pains, mais leur symbiose avec Neil est totale. Le Cheval Fou, qui galope et porte son cavalier sans faiblir d’un bout à l’autre du concert, totalement à son service mais ne fait qu’un avec lui. À 60 balais passés ils étaient bien plus impressionnants que la majorité des groupes que j’ai vu jusque là.
Plutôt que de citer cette phrase dans sa lettre de suicide, Kurt Cobain aurait dû s’inspirer de la carrière du bonhomme et laisser Nirvana de côté pour se consacrer à autre chose au lieu de se tirer une balle dans la tronche.
Keep on rockin’ in the free world.

À écouter :
-Rust never sleeps (1979, Reprise Records)
-Zuma (1975, Reprise Records)
-On the beach (1974, Reprise Records)
-Everybody knows this is nowhere (1969, Reprise Records)
-Tonight’s the night(1975, Reprise Records)
-Live Rust (1979, , Reprise Records)
-Weld (1991, Reprise Records)
-Sleeps with angels (1994, Reprise Records)
-Dead man (1996, Vapor Records)
-Mirror ball (1995, Reprise Records/Epic)
-Buffalo Springfield (1966, Atco)
-Harvest (1972, Reprise Records)
-Ragged glory (1990, Reprise Records)
Et après il faut fouiller, il a bien dû sortir une cinquantaine d’albums et même si la qualité des albums est variable, il y a toujours une pépite par-ci par-là.

Days of nothing

DAYS OF NOTHING
Version Large : Tirée à 3 exemplaires (22×39 cm) sur papier washi de Mme et Mr Kano.
Titre d’un morceau de Chokebore sur le « Days of Nothing EP ».

Gravure tirée de l’expo « Résonances », texte du fanzine.

Groupe conseillé par des potes, je suis tombé sur l’affiche d’un de leurs concerts en 1998 dans les chiottes du Zoobizarre (devenu ensuite le Plug, puis l’Heretic Club et actuellement le VOID). Concert probablement secret car c’est le seul endroit où je l’ai vu annoncé comme tel, partout ailleurs l’affiche mentionnait « Canary Canary from Hawaii » (indice, c’est de là qu’ils viennent. Hawaii, pas les chiottes).
Bref, on a mis nos plus beaux sweets à capuche et on a pris le City U (bus) pour se rendre à la M.A.C., au fin fond du campus (à l’époque il n’y avait rien autour de la salle, que des arbres). Dans mes souvenirs les mecs sont arrivés sur scène complètement shootés/torchés et le concert a été d’une intensité incroyable. Une espèce de Nirvana complètement dépressif. Un des meilleurs concerts de ma vie.
Days of Nothing (Full Band Winter Version) est un des morceaux les plus tristes de tous les temps, celui qui te fait du bien quand tu es au fond du fond. Cette version est sur le « Days of Nothing EP », pas sur l’album « A Taste For Bitters ».
Grâce à l’ami Laurent Bibi, béni soit-il, j’ai pu faire leur première partie 15 ans plus tard !

A voir : la vidéo de leur passage à Nulle Part Ailleurs, à l’époque où il y avait encore des groupes intéressants qui passaient en live à la télé. Respect et gratitude éternels à Stéphane Saunier qui était le programmateur musical de l’émission et aussi de L’Album De La Semaine.

A écouter : tout, mais autant commencer par les morceaux Days of Nothing (Full Band Winter Version), Police, You Are The Sunshine of My life, Coat, Valentine, Smaller Steps.

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