Estampe

AN ENDING


AN ENDING
Gravure sur bois imprimée à l’encre de Chine en 5 exemplaires sur papier washi artisanal de Mr Sato.
Titre d’un morceau de Brian Eno sur l’album « Apollo: Atmospheres and Soundtracks » (1983, EG)
34×23 cm

A la base composé pour habiller une vidéo sur les missions Apollo, c’est le genre de morceau que tout le monde a déjà entendu dans des films ou des documentaires, mais que peu de monde peut identifier. Morceau ambient parfait, composé de nappes de son superposées, il a la particularité de pouvoir véhiculer aussi bien la joie que la tristesse selon l’état d’esprit dans lequel on l’écoute.
Dans une interview, Brian Eno expliquait qu’un jour de pluie, alors qu’il entendait le bruit des gouttes de pluie se confondant avec un son de harpes du 18e siècle, lui est venu l’idée de composer une musique qui, au lieu de s’imposer dans l’espace sonore, compose un paysage duquel on peut faire partie. En gros, faire une musique que l’on n’écoute pas, mais que l’on ressent.

Bien joué.

A écouter : 
-Apollo: Atmospheres and Soundtracks (1983, EG)
-Ambient 1 : Music for airports (1978, Polydor)

DAYS OF NOTHING

DAYS OF NOTHING
Petit format : Gravure sur bois imprimée à l’encre de Chine en 5 exemplaires (26×18 cm) sur papier washi artisanal de Mr Sato.
Titre d’un morceau de Chokebore sur le « Days of Nothing EP ».

Groupe conseillé par des potes, je suis tombé sur l’affiche d’un de leurs concerts en 1998 dans les chiottes du Zoobizarre (devenu ensuite le Plug, puis l’Heretic Club et actuellement le VOID // BDX). Concert probablement secret car c’est le seul endroit où je l’ai vu annoncé comme tel, partout ailleurs l’affiche mentionnait « Canary Canary from Hawaii » (indice, c’est de là qu’ils viennent. Hawaii, pas les chiottes).
Bref, on a mis nos plus beaux sweats à capuche et on a pris le City U (bus) pour se rendre à La M.A.C. du CROUS, au fin fond du campus (à l’époque il n’y avait rien autour de la salle, que des arbres). Dans mes souvenirs les mecs sont arrivés sur scène complètement shootés/torchés et le concert a été d’une intensité incroyable. Une espèce de Nirvana complètement dépressif. Un des meilleurs concerts de ma vie.
Days of Nothing (Full Band Winter Version) est un des morceaux les plus tristes de tous les temps, celui qui te fait du bien quand tu es au fond du fond. Cette version est sur le « Days of Nothing EP », pas sur l’album « A Taste For Bitters ».
Grâce à l’ami Laurent Bibi, béni soit-il, j’ai pu faire leur première partie 15 ans plus tard !

A voir : la vidéo de leur passage à Nulle Part Ailleurs, à l’époque où il y avait encore des groupes intéressants qui passaient en live à la télé. Respect et gratitude éternels à Stéphane Saunier qui était le programmateur musical de l’émission et aussi de L’Album De La Semaine.

A écouter : tout, mais autant commencer par les morceaux Days of Nothing (Full Band Winter Version), Police, You Are The Sunshine of My life, Coat, Valentine, Smaller Steps.

CAT POWER


CAT POWER
Nom de scène de Chan Marshall
Gravure sur bois imprimée à l’encre de Chine en 15 exemplaire sur papier washi artisanal de Mr Sato.
24×35 cm

 Quand faire de la musique est un besoin vital, ça donne les six premiers albums de Cat Power. Je ne vais pas revenir sur son passé compliqué, autant n’en retenir que ce qui est beau, mais j’adore ce genre de voix mue par l’énergie du désespoir, ce besoin absolu de faire sortir ses émotions. C’est un peu « chante ou crève ». Et elle a eu raison de chanter. Pas grand-chose de plus à dire, je retourne l’écouter.

A voir : « Speaking for trees », une camera posée dans un coin d’herbes où Chan Marshall joue seule avec sa Danelectro, comme une amie qui jouerait dans ton jardin.

A écouter en priorité :
-Myra Lee (1996, Smells Like Records)
-What would the community think (1996, Matador Records)
-Moon Pix (1998, Matador Records)
-The covers record (2000, Matador Records)
-You are free (2003, Matador Records)

ONE STEP MORE AND YOU DIE

ONE STEP MORE AND YOU DIE
Gravure sur bois + aquarelle tirée à 5 exemplaires sur papier washi de Mr Sato.
Titre d’un album de Mono.
22×32 cm

Vu au Son’Art en 2005 avec les copains de Zukr en première partie. J’ai bien aimé mais pas au point de fouiller leur discographie sur le moment, chose que j’ai heureusement fini par faire des années plus tard.
C’est LE groupe de post-rock japonais. Formation classique, guitares-basse-batterie, blindé de reverbs, delays et distorsions auxquels ils rajoutent de temps à autres des cordes classiques (chose que je ne trouve pas toujours utile sur leur musique). Néanmoins ils ont cette petite touche très japonaise dans les mélodies et les émotions qui me parle énormément. Une espèce de mélancolie traditionnelle.
Bref, j’adore.

A écouter : tout

Morceaux pour découvrir : Nostalgia, Cyclone, Sabbath, A speeding car, Kanata, The flames beyond the cold mountain, Are you there ?, The land between tides / Glory

AS HAPPY AS POSSIBLE

AS HAPPY AS POSSIBLE
Gravure sur bois tirée à 6 exemplaires sur papier washi ultra-fin de Mr Sato.
Titre du nom d’un album de Les Thugs sorti en 1993 chez Sub Pop.
24×17 cm

Ils s’appellent Les Thugs et ils viennent d’Angers.
Le seul groupe qui m’ait mis la chair de poule du début à la fin de leurs concerts (rien que d’y penser j’ai les poils des avants-bras qui se dressent). C’était magnifique, la puissance et l’énergie du punk boostés par un mur de guitares hypnotiques énorme, aux distorsions parfaitement dosées, qui vous enveloppait et vous emportait avec lui. Parlez-en à quelqu’un qui a déjà vu les Thugs en concert et vous verrez un sourire apparaître sur son visage immédiatement.
Une base toute simple : un riff hyper répétitif et entêtant sur laquelle se pose une mélodie qui emporte tout. Encore faut-il trouver le bon ton, les bonnes mélodies.
 Les Thugs viennent d’Angers, et ont dû sortir des disques aux Etats-Unis et tourner là-bas pour recevoir un début de reconnaissance en France, mais ils s’en foutaient et on continué à faire exactement pareil après que la presse commence à s’intéresser à eux, c’est-à-dire faire les choses à leur façon, avec humilité et simplicité, jusqu’à leur séparation en 1999. Ils feront un No-Reform Tour à l’occasion des 20 ans de Sub Pop à Seattle, avec quelques dates en France (petite cerise à la fin du concert de Bordeaux, Mr Moustache, mon groupe de l’époque, a eu droit à une petite dédicace parce qu’on reprenait « Allez les Filles » et ils étaient tombé sur la vidéo).

Les Patrons.

Au Japon les fleurs de cerisier sont le symbole de la fragilité de la vie, et donc de la mort, alors soyons « aussi heureux que possible », car la vie est éphémère.

A voir absolument : Le documentaire tourné à l’occasion du No-Reform Tour « Come On People! », un hymne à l’anti star system (2012, Crash Disques)
A écouter : tout, mais je conseille Strike (1996, Sub Pop) pour commencer (le premier que j’ai acheté, mon préféré).

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