gravure sur bois

石川 さゆり// Ishikawa Sayuri


石川 さゆり// Ishikawa Sayuri
Gravure sur bois tirée à 8 exemplaires sur papier washi fabriqué par Mme et Mr Kano.
Encre à taille douce.
21×29,7 cm

Chanteuse de « enka » (prononcer « inca », style musical japonais particulièrement populaire entre les années 50 et 80) ayant commencé sa carrière dans les années 70 et ayant sorti plus d’une quarantaine d’albums.
Le enka est plutôt considéré comme une musique de vieux un peu ringarde au Japon, mais en même temps je ne suis plus tout jeune et j’emmerde les jeunes cons. Bref ce sont des chansons souvent empreintes de tristesse et parlant de solitude, de chagrins d’amours, d’épreuves de la vie, d’amour de sa région natale et d’alcool. Un peu comme du blues, mais avec des mélodies typiquement japonaises.
Les plus gros succès de Ishikawa Sayuri sont « Tsugaru kaikyo fuyugeshiki » et « Amagi-goe ».
Il n’y a quasiment pas de morceaux de enka sur les plateformes de streaming musical, du coup le mieux est de farfouiller sur youtube pour découvrir des artistes (l’idéal étant de pouvoir lire et écrire un minimum en Japonais).

Circo de Sastre

CIRCO DE SASTRE

Gravure sur bois tirée à 15 exemplaires, dont 10 sur papier washi fabriqué par Mme et Mr Kano du village d’Obara (Japon) et 5 sur papier washi Awagami. 
1 imprimée à l’encre de Chine et les autres à l’encre à taille douce.
Format A4

Avec Adrien, mon compère de tAk & Demont, durant nos concerts de dessin nous essayons de créer une ambiance intime, qui emporte le spectateur avec nous dans l’apparition et la disparition des images, afin qu’il se perde dedans et oublie tout le reste le temps d’un concert.
C’est exactement ce que j’ai vécu en assistant au spectacle du Circo de sastre.
C’est un cirque un peu particulier, composé de deux musiciens Gandhi et Daiho Soga (placés de façon centrale sur une scène de tissu, entourés pas les spectateurs) autour desquels le tailleur, Suzuki Takayuki, va petit à petit monter un chapiteau de tissu tout en leur taillant des costumes de scène. Il y a également un homme d’ombres et de lumières, Watanabe Takashi, qui va créer tout une ambiance avec un éclairage tout en subtilité.
On voit donc ce Cirque du Tailleur (Circo de Sastre) se mettre en place petit à petit, s’animer et prendre vie de façon magnifique, jusqu’à s’éteindre lentement et disparaître aussi vite qu’il est arrivé. Cela m’a tout de suite rappelé le concept de « Mono no aware » (la sensibilité, l’empathie pour l’impermanence des choses) qui nous a fortement inspiré dans notre association avec Adrien.

Un des plus forts moments que j’ai vécu durant leur spectacle est un moment où un homme tremblotant, atteint d’un cancer et n’ayant plus beaucoup de temps à vivre, s’est tourné vers moi les larmes aux yeux en me disant à quel point ça lui était merveilleux, et tout le bien que cela lui procurait.

Si jamais ils passent près de chez vous, courrez les voir !

Wake Up

WAKE UP
Gravure sur bois tirée à 6 exemplaires à l’encre de Chine sur papier washi artisanal fabriqué par Mr Sato Tomoyasu du village d’Obara (préfecture d’Aichi, Japon).
34×22 cm

« Wake Up » est le titre d’un morceau de Mad Season tiré de leur unique album « Above » (Columbia, 1995).

 Wake Up est le morceau qui ouvre l’album. Un réveil tout en douceur entraîné par une ligne de basse feutrée sur laquelle viennent s’ouvrir des notes de marimba et de guitare et qu’apparaisse la chaleur de la voix de Staley. Musique parfaite pour un beau et paisible début de journée malgré le chant mélancolique et désabusé à propos de sa dépendance à l’héroïne.

Mad Season est une espèce de super groupe de l’époque « grunge », avec Layne Staley d’Alice In Chains, Mike McCready de Pearl Jam, Barett Martin des Screaming Trees et John Baker Saunders que McCready a rencontré en désintox. Le tout est parfaitement cohérent et leur musique a une personnalité complètement différente de leurs groupes respectifs. C’est avant tout pour le chant de Staley que j’ai acheté l’album à l’époque, qui est ici plus calme, posé, et surtout libre d’écriture, que dans Alice In Chains.
Il n’y a pas eu d’autre album, Saunders ayant fait une overdose en 1999 et Staley, que McCready avait intégré au projet pour essayer de lefaire décrocher, a fait la sienne en 2002.
A écouter absolument: « Long Gone Day », l’autre bijou de l’album, avec Mark Lanegan invité au chant.

Kiss

Pour la fête de l’estampe en mai je fais une suite à mon expo-fanzine de l’an dernier.

Gravure sur bois tirée à 10 exemplaires à l’encre de Chine sur papier washi artisanal rose fabriqué par Mme et Mr Kano du village d’Obara (préfecture d’Aichi, Japon).
21×29,7 cm
« Kiss » est le titre d’un morceau de Scout Niblett tiré de l’album « This fool can die now » (Too Pure records, 2007).
J’ai découvert Scout Niblett en concert au Son’Art à Bordeaux, à priori en 2008. J’y étais allé avec la Hyène par curiosité après avoir écouté quelques morceaux avant le concert, du coup je savais à peu près à quoi m’attendre : voix cristalline + guitare électrique. Le genre de concert intimiste parfait.
Je ne suis pas fan de toute sa musique, mais ce morceau-ci, en duo avec Will Oldham (Bonnie Prince Billy) est absolument magnifique. Et le clip qui l’accompagne, d’où j’ai tiré l’illustration de cette gravure, est parfait de simplicité.

À écouter en boucle.

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