Résonances

Little Architect

LITTLE ARCHITECT

Gravure sur linoléum tirée à 24 exemplaires sur papier washi Awagami.
≃14×14 cm

« Little Architect » est le titre d’un morceau d’Herman Düne tiré de l’album « Switzerland Heritage » (Prohibited Records, 2001).

Encore un groupe découvert en concert grâce au Son’Art à Bordeaux, probablement en 2005 pour la tournée de « Not On Top ». Un concert magnifique où ils étaient accompagnés en première partie et dans leurs rangs à la basse par Julie Doiron, chanteuse folk minimaliste Canadienne.
En apparence ça donnait un peu l’impression d’un joyeux bordel où chacun prenait l’instrument qu’il voulait quand ça le chantait, mais la cohérence des musiciens était parfaite. Et surtout l’équilibre des voix des deux frères très similaires, mais suffisamment différentes émotionnellement pour qu’elles s’enrichissent l’une l’autre, joliment soutenues par les choeurs de Julie.
Une musique et des mélodies très simples, mais qui touchent directement, pour peu qu’on apprécie ce style de folk minimaliste.

Depuis André, l’un des frères, a quitté le groupe et se produit maintenant sous le nom de Stanley Brinks (vu au Son’art aussi pour un très bon concert). Même s’il y a quelques morceaux pas mal par-ci par-là sur les derniers albums d’Herman Düne, ce n’est plus vraiment le même groupe.

A écouter : – Not On Top (Track And Field, 2005)
– Giant (Source Etc., 2006)
– Switzerland Heritage (Prohibited Records, 2001)
– Mas Cambios (Track And Field, 2003)

Morceaux pour découvrir : My friends kill my folks, Had I Not Known, The Speed Of A Star, I Wish That I Could See You Soon, Not on top, Little Architect, Giant, Good For No One, Sunny Sunny Cold Cold Day, Bristol, Seven Cities, Winners Lose, Your Name My Game, After Y2k, Going To Everglades, Not Knowing, My Home Is Nowhere Without You

 

Wake Up

WAKE UP
Gravure sur bois tirée à 6 exemplaires à l’encre de Chine sur papier washi artisanal fabriqué par Mr Sato Tomoyasu du village d’Obara (préfecture d’Aichi, Japon).
34×22 cm

« Wake Up » est le titre d’un morceau de Mad Season tiré de leur unique album « Above » (Columbia, 1995).

 Wake Up est le morceau qui ouvre l’album. Un réveil tout en douceur entraîné par une ligne de basse feutrée sur laquelle viennent s’ouvrir des notes de marimba et de guitare et qu’apparaisse la chaleur de la voix de Staley. Musique parfaite pour un beau et paisible début de journée malgré le chant mélancolique et désabusé à propos de sa dépendance à l’héroïne.

Mad Season est une espèce de super groupe de l’époque « grunge », avec Layne Staley d’Alice In Chains, Mike McCready de Pearl Jam, Barett Martin des Screaming Trees et John Baker Saunders que McCready a rencontré en désintox. Le tout est parfaitement cohérent et leur musique a une personnalité complètement différente de leurs groupes respectifs. C’est avant tout pour le chant de Staley que j’ai acheté l’album à l’époque, qui est ici plus calme, posé, et surtout libre d’écriture, que dans Alice In Chains.
Il n’y a pas eu d’autre album, Saunders ayant fait une overdose en 1999 et Staley, que McCready avait intégré au projet pour essayer de lefaire décrocher, a fait la sienne en 2002.
A écouter absolument: « Long Gone Day », l’autre bijou de l’album, avec Mark Lanegan invité au chant.

Kiss

Pour la fête de l’estampe en mai je fais une suite à mon expo-fanzine de l’an dernier.

Gravure sur bois tirée à 10 exemplaires à l’encre de Chine sur papier washi artisanal rose fabriqué par Mme et Mr Kano du village d’Obara (préfecture d’Aichi, Japon).
21×29,7 cm
« Kiss » est le titre d’un morceau de Scout Niblett tiré de l’album « This fool can die now » (Too Pure records, 2007).
J’ai découvert Scout Niblett en concert au Son’Art à Bordeaux, à priori en 2008. J’y étais allé avec la Hyène par curiosité après avoir écouté quelques morceaux avant le concert, du coup je savais à peu près à quoi m’attendre : voix cristalline + guitare électrique. Le genre de concert intimiste parfait.
Je ne suis pas fan de toute sa musique, mais ce morceau-ci, en duo avec Will Oldham (Bonnie Prince Billy) est absolument magnifique. Et le clip qui l’accompagne, d’où j’ai tiré l’illustration de cette gravure, est parfait de simplicité.

À écouter en boucle.

AN ENDING


AN ENDING
Gravure sur bois imprimée à l’encre de Chine en 5 exemplaires sur papier washi artisanal de Mr Sato.
Titre d’un morceau de Brian Eno sur l’album « Apollo: Atmospheres and Soundtracks » (1983, EG)
34×23 cm

A la base composé pour habiller une vidéo sur les missions Apollo, c’est le genre de morceau que tout le monde a déjà entendu dans des films ou des documentaires, mais que peu de monde peut identifier. Morceau ambient parfait, composé de nappes de son superposées, il a la particularité de pouvoir véhiculer aussi bien la joie que la tristesse selon l’état d’esprit dans lequel on l’écoute.
Dans une interview, Brian Eno expliquait qu’un jour de pluie, alors qu’il entendait le bruit des gouttes de pluie se confondant avec un son de harpes du 18e siècle, lui est venu l’idée de composer une musique qui, au lieu de s’imposer dans l’espace sonore, compose un paysage duquel on peut faire partie. En gros, faire une musique que l’on n’écoute pas, mais que l’on ressent.

Bien joué.

A écouter : 
-Apollo: Atmospheres and Soundtracks (1983, EG)
-Ambient 1 : Music for airports (1978, Polydor)

DAYS OF NOTHING

DAYS OF NOTHING
Petit format : Gravure sur bois imprimée à l’encre de Chine en 5 exemplaires (26×18 cm) sur papier washi artisanal de Mr Sato.
Titre d’un morceau de Chokebore sur le « Days of Nothing EP ».

Groupe conseillé par des potes, je suis tombé sur l’affiche d’un de leurs concerts en 1998 dans les chiottes du Zoobizarre (devenu ensuite le Plug, puis l’Heretic Club et actuellement le VOID // BDX). Concert probablement secret car c’est le seul endroit où je l’ai vu annoncé comme tel, partout ailleurs l’affiche mentionnait « Canary Canary from Hawaii » (indice, c’est de là qu’ils viennent. Hawaii, pas les chiottes).
Bref, on a mis nos plus beaux sweats à capuche et on a pris le City U (bus) pour se rendre à La M.A.C. du CROUS, au fin fond du campus (à l’époque il n’y avait rien autour de la salle, que des arbres). Dans mes souvenirs les mecs sont arrivés sur scène complètement shootés/torchés et le concert a été d’une intensité incroyable. Une espèce de Nirvana complètement dépressif. Un des meilleurs concerts de ma vie.
Days of Nothing (Full Band Winter Version) est un des morceaux les plus tristes de tous les temps, celui qui te fait du bien quand tu es au fond du fond. Cette version est sur le « Days of Nothing EP », pas sur l’album « A Taste For Bitters ».
Grâce à l’ami Laurent Bibi, béni soit-il, j’ai pu faire leur première partie 15 ans plus tard !

A voir : la vidéo de leur passage à Nulle Part Ailleurs, à l’époque où il y avait encore des groupes intéressants qui passaient en live à la télé. Respect et gratitude éternels à Stéphane Saunier qui était le programmateur musical de l’émission et aussi de L’Album De La Semaine.

A écouter : tout, mais autant commencer par les morceaux Days of Nothing (Full Band Winter Version), Police, You Are The Sunshine of My life, Coat, Valentine, Smaller Steps.

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