Résonances

石川 さゆり// Ishikawa Sayuri


石川 さゆり// Ishikawa Sayuri
Gravure sur bois tirée à 8 exemplaires sur papier washi fabriqué par Mme et Mr Kano.
Encre à taille douce.
21×29,7 cm

Chanteuse de « enka » (prononcer « inca », style musical japonais particulièrement populaire entre les années 50 et 80) ayant commencé sa carrière dans les années 70 et ayant sorti plus d’une quarantaine d’albums.
Le enka est plutôt considéré comme une musique de vieux un peu ringarde au Japon, mais en même temps je ne suis plus tout jeune et j’emmerde les jeunes cons. Bref ce sont des chansons souvent empreintes de tristesse et parlant de solitude, de chagrins d’amours, d’épreuves de la vie, d’amour de sa région natale et d’alcool. Un peu comme du blues, mais avec des mélodies typiquement japonaises.
Les plus gros succès de Ishikawa Sayuri sont « Tsugaru kaikyo fuyugeshiki » et « Amagi-goe ».
Il n’y a quasiment pas de morceaux de enka sur les plateformes de streaming musical, du coup le mieux est de farfouiller sur youtube pour découvrir des artistes (l’idéal étant de pouvoir lire et écrire un minimum en Japonais).

RÉSONANCES #2


RÉSONANCES #2 // Takuma SHINDO
Exposition de gravures
du 25.05.19 au 08.06.19 à LA MAISON DU JAPON
Exposition au sous-sol de la boutique.
Vernissage le samedi 25 mai à 17h.
Dans le cadre du Parcours de la Fête de l’Estampe Bordeaux métropole et de la Fête de l’estampe.
Fait partie du parcours des Visites commentées pédestres pour la Fête de l’Estampe Bordeaux de L’Irrégulière le samedi 25 mai entre 13h et 15h.

Takuma Shindo collabore régulièrement en tant que musicien avec le dessinateur Adrien Demont lors de concerts dessinés, où se mêlent constructions graphiques et musicales. Le lien entre sa pratique musicale et les arts graphiques est donc très fort, raison pour laquelle il s’inspire pour ses expositions « Résonances » de morceaux, titres ou textes d’artistes musicaux l’ayant profondément marqué ou inspiré, auxquels il rend hommage.
Pour l’occasion « Résonances #1 » sera exposée à nouveau à La Taupinière du 22.05.19 au 21.07.19.

Les estampes exposées sont des gravures sur bois et linoleum imprimées au baren (outil d’impression japonais) avec encre à taille douce ou encre de Chine sur papier washi. Contrairement à ce qui est souvent indiqué en occident, le papier washi n’est pas du « papier de riz », c’est du papier à base de fibres de kozo, mitsumata ou ganpi. Plusieurs papiers de différentes épaisseurs et textures sont utilisés ici, déterminant leur façon d’absorber l’encre.

Takuma Shindo est un Franco-Japonais né à Bordeaux (France) et ayant des origines dans la ville d’Akita (Japon).
Autodidacte dans la plupart de ses activités. Ses techniques favorites sont le dessin à la plume, le sumi-e et la gravure sur lino et bois. Son style et ses inspirations sont un mélange de ses deux cultures occidentale et japonaise mais utilise la plupart du temps du matériel japonais.

Little Architect

LITTLE ARCHITECT

Gravure sur linoléum tirée à 24 exemplaires sur papier washi Awagami.
≃14×14 cm

« Little Architect » est le titre d’un morceau d’Herman Düne tiré de l’album « Switzerland Heritage » (Prohibited Records, 2001).

Encore un groupe découvert en concert grâce au Son’Art à Bordeaux, probablement en 2005 pour la tournée de « Not On Top ». Un concert magnifique où ils étaient accompagnés en première partie et dans leurs rangs à la basse par Julie Doiron, chanteuse folk minimaliste Canadienne.
En apparence ça donnait un peu l’impression d’un joyeux bordel où chacun prenait l’instrument qu’il voulait quand ça le chantait, mais la cohérence des musiciens était parfaite. Et surtout l’équilibre des voix des deux frères très similaires, mais suffisamment différentes émotionnellement pour qu’elles s’enrichissent l’une l’autre, joliment soutenues par les choeurs de Julie.
Une musique et des mélodies très simples, mais qui touchent directement, pour peu qu’on apprécie ce style de folk minimaliste.

Depuis André, l’un des frères, a quitté le groupe et se produit maintenant sous le nom de Stanley Brinks (vu au Son’art aussi pour un très bon concert). Même s’il y a quelques morceaux pas mal par-ci par-là sur les derniers albums d’Herman Düne, ce n’est plus vraiment le même groupe.

A écouter : – Not On Top (Track And Field, 2005)
– Giant (Source Etc., 2006)
– Switzerland Heritage (Prohibited Records, 2001)
– Mas Cambios (Track And Field, 2003)

Morceaux pour découvrir : My friends kill my folks, Had I Not Known, The Speed Of A Star, I Wish That I Could See You Soon, Not on top, Little Architect, Giant, Good For No One, Sunny Sunny Cold Cold Day, Bristol, Seven Cities, Winners Lose, Your Name My Game, After Y2k, Going To Everglades, Not Knowing, My Home Is Nowhere Without You

 

Wake Up

WAKE UP
Gravure sur bois tirée à 6 exemplaires à l’encre de Chine sur papier washi artisanal fabriqué par Mr Sato Tomoyasu du village d’Obara (préfecture d’Aichi, Japon).
34×22 cm

« Wake Up » est le titre d’un morceau de Mad Season tiré de leur unique album « Above » (Columbia, 1995).

 Wake Up est le morceau qui ouvre l’album. Un réveil tout en douceur entraîné par une ligne de basse feutrée sur laquelle viennent s’ouvrir des notes de marimba et de guitare et qu’apparaisse la chaleur de la voix de Staley. Musique parfaite pour un beau et paisible début de journée malgré le chant mélancolique et désabusé à propos de sa dépendance à l’héroïne.

Mad Season est une espèce de super groupe de l’époque « grunge », avec Layne Staley d’Alice In Chains, Mike McCready de Pearl Jam, Barett Martin des Screaming Trees et John Baker Saunders que McCready a rencontré en désintox. Le tout est parfaitement cohérent et leur musique a une personnalité complètement différente de leurs groupes respectifs. C’est avant tout pour le chant de Staley que j’ai acheté l’album à l’époque, qui est ici plus calme, posé, et surtout libre d’écriture, que dans Alice In Chains.
Il n’y a pas eu d’autre album, Saunders ayant fait une overdose en 1999 et Staley, que McCready avait intégré au projet pour essayer de lefaire décrocher, a fait la sienne en 2002.
A écouter absolument: « Long Gone Day », l’autre bijou de l’album, avec Mark Lanegan invité au chant.

Kiss

Pour la fête de l’estampe en mai je fais une suite à mon expo-fanzine de l’an dernier.

Gravure sur bois tirée à 10 exemplaires à l’encre de Chine sur papier washi artisanal rose fabriqué par Mme et Mr Kano du village d’Obara (préfecture d’Aichi, Japon).
21×29,7 cm
« Kiss » est le titre d’un morceau de Scout Niblett tiré de l’album « This fool can die now » (Too Pure records, 2007).
J’ai découvert Scout Niblett en concert au Son’Art à Bordeaux, à priori en 2008. J’y étais allé avec la Hyène par curiosité après avoir écouté quelques morceaux avant le concert, du coup je savais à peu près à quoi m’attendre : voix cristalline + guitare électrique. Le genre de concert intimiste parfait.
Je ne suis pas fan de toute sa musique, mais ce morceau-ci, en duo avec Will Oldham (Bonnie Prince Billy) est absolument magnifique. Et le clip qui l’accompagne, d’où j’ai tiré l’illustration de cette gravure, est parfait de simplicité.

À écouter en boucle.

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