My My, Hey Hey

MY MY, HEY HEY
Gravure tirée à 4 exemplaires sur papier washi de Mr Sato.
28×26 cm
Titre d’un morceau de Neil Young & Crazy Horse sur l’album « Rust Never Sleeps » (1979, Reprise Records).

Gravure tirée de l’expo « Résonances », texte du fanzine sorti pour l’occase.

« It’s better to burn out than to fade away » (Il vaut mieux brûler que de s’éteindre à petit feu) est une phrase tirée de ce morceau.
Si à 73 ans Neil Young est toujours hyper actif c’est parce qu’il n’a jamais laissé le feu s’éteindre, préférant n’en faire artistiquement qu’à sa tête en permanence et quitter et réintégrer ses groupes régulièrement pour suivre sa propre voie et éviter de tourner en rond et s’empâter avec ses collègues. Buffalo Springfield, Crosby Stills Nash & Young (qui ont dû tirer la gueule en écoutant le morceau « Thrasher »), et même le Crazy Horse en ont fait les frais.
J’ai eu l’occasion de le voir deux fois, une avec une formation de vieux routards qui le suivent depuis des années et l’autre avec le Crazy Horse. Ces derniers étaient moins techniques et faisaient clairement des pains, mais leur symbiose avec Neil est totale. Le Cheval Fou, qui galope et porte son cavalier sans faiblir d’un bout à l’autre du concert, totalement à son service mais ne fait qu’un avec lui. À 60 balais passés ils étaient bien plus impressionnants que la majorité des groupes que j’ai vu jusque là.
Plutôt que de citer cette phrase dans sa lettre de suicide, Kurt Cobain aurait dû s’inspirer de la carrière du bonhomme et laisser Nirvana de côté pour se consacrer à autre chose au lieu de se tirer une balle dans la tronche.
Keep on rockin’ in the free world.

À écouter :
-Rust never sleeps (1979, Reprise Records)
-Zuma (1975, Reprise Records)
-On the beach (1974, Reprise Records)
-Everybody knows this is nowhere (1969, Reprise Records)
-Tonight’s the night(1975, Reprise Records)
-Live Rust (1979, , Reprise Records)
-Weld (1991, Reprise Records)
-Sleeps with angels (1994, Reprise Records)
-Dead man (1996, Vapor Records)
-Mirror ball (1995, Reprise Records/Epic)
-Buffalo Springfield (1966, Atco)
-Harvest (1972, Reprise Records)
-Ragged glory (1990, Reprise Records)
Et après il faut fouiller, il a bien dû sortir une cinquantaine d’albums et même si la qualité des albums est variable, il y a toujours une pépite par-ci par-là.