Résonances

Circo de Sastre

CIRCO DE SASTRE

Gravure sur bois tirée à 15 exemplaires, dont 10 sur papier washi fabriqué par Mme et Mr Kano du village d’Obara (Japon) et 5 sur papier washi Awagami. 
1 imprimée à l’encre de Chine et les autres à l’encre à taille douce.
Format A4

Avec Adrien, mon compère de tAk & Demont, durant nos concerts de dessin nous essayons de créer une ambiance intime, qui emporte le spectateur avec nous dans l’apparition et la disparition des images, afin qu’il se perde dedans et oublie tout le reste le temps d’un concert.
C’est exactement ce que j’ai vécu en assistant au spectacle du Circo de sastre.
C’est un cirque un peu particulier, composé de deux musiciens Gandhi et Daiho Soga (placés de façon centrale sur une scène de tissu, entourés pas les spectateurs) autour desquels le tailleur, Suzuki Takayuki, va petit à petit monter un chapiteau de tissu tout en leur taillant des costumes de scène. Il y a également un homme d’ombres et de lumières, Watanabe Takashi, qui va créer tout une ambiance avec un éclairage tout en subtilité.
On voit donc ce Cirque du Tailleur (Circo de Sastre) se mettre en place petit à petit, s’animer et prendre vie de façon magnifique, jusqu’à s’éteindre lentement et disparaître aussi vite qu’il est arrivé. Cela m’a tout de suite rappelé le concept de « Mono no aware » (la sensibilité, l’empathie pour l’impermanence des choses) qui nous a fortement inspiré dans notre association avec Adrien.

Un des plus forts moments que j’ai vécu durant leur spectacle est un moment où un homme tremblotant, atteint d’un cancer et n’ayant plus beaucoup de temps à vivre, s’est tourné vers moi les larmes aux yeux en me disant à quel point ça lui était merveilleux, et tout le bien que cela lui procurait.

Si jamais ils passent près de chez vous, courrez les voir !

Little Architect

LITTLE ARCHITECT

Gravure sur linoléum tirée à 24 exemplaires sur papier washi Awagami.
≃14×14 cm

« Little Architect » est le titre d’un morceau d’Herman Düne tiré de l’album « Switzerland Heritage » (Prohibited Records, 2001).

Encore un groupe découvert en concert grâce au Son’Art à Bordeaux, probablement en 2005 pour la tournée de « Not On Top ». Un concert magnifique où ils étaient accompagnés en première partie et dans leurs rangs à la basse par Julie Doiron, chanteuse folk minimaliste Canadienne.
En apparence ça donnait un peu l’impression d’un joyeux bordel où chacun prenait l’instrument qu’il voulait quand ça le chantait, mais la cohérence des musiciens était parfaite. Et surtout l’équilibre des voix des deux frères très similaires, mais suffisamment différentes émotionnellement pour qu’elles s’enrichissent l’une l’autre, joliment soutenues par les choeurs de Julie.
Une musique et des mélodies très simples, mais qui touchent directement, pour peu qu’on apprécie ce style de folk minimaliste.

Depuis André, l’un des frères, a quitté le groupe et se produit maintenant sous le nom de Stanley Brinks (vu au Son’art aussi pour un très bon concert). Même s’il y a quelques morceaux pas mal par-ci par-là sur les derniers albums d’Herman Düne, ce n’est plus vraiment le même groupe.

A écouter : – Not On Top (Track And Field, 2005)
– Giant (Source Etc., 2006)
– Switzerland Heritage (Prohibited Records, 2001)
– Mas Cambios (Track And Field, 2003)

Morceaux pour découvrir : My friends kill my folks, Had I Not Known, The Speed Of A Star, I Wish That I Could See You Soon, Not on top, Little Architect, Giant, Good For No One, Sunny Sunny Cold Cold Day, Bristol, Seven Cities, Winners Lose, Your Name My Game, After Y2k, Going To Everglades, Not Knowing, My Home Is Nowhere Without You

 

Wake Up

WAKE UP
Gravure sur bois tirée à 6 exemplaires à l’encre de Chine sur papier washi artisanal fabriqué par Mr Sato Tomoyasu du village d’Obara (préfecture d’Aichi, Japon).
34×22 cm

« Wake Up » est le titre d’un morceau de Mad Season tiré de leur unique album « Above » (Columbia, 1995).

 Wake Up est le morceau qui ouvre l’album. Un réveil tout en douceur entraîné par une ligne de basse feutrée sur laquelle viennent s’ouvrir des notes de marimba et de guitare et qu’apparaisse la chaleur de la voix de Staley. Musique parfaite pour un beau et paisible début de journée malgré le chant mélancolique et désabusé à propos de sa dépendance à l’héroïne.

Mad Season est une espèce de super groupe de l’époque « grunge », avec Layne Staley d’Alice In Chains, Mike McCready de Pearl Jam, Barett Martin des Screaming Trees et John Baker Saunders que McCready a rencontré en désintox. Le tout est parfaitement cohérent et leur musique a une personnalité complètement différente de leurs groupes respectifs. C’est avant tout pour le chant de Staley que j’ai acheté l’album à l’époque, qui est ici plus calme, posé, et surtout libre d’écriture, que dans Alice In Chains.
Il n’y a pas eu d’autre album, Saunders ayant fait une overdose en 1999 et Staley, que McCready avait intégré au projet pour essayer de lefaire décrocher, a fait la sienne en 2002.
A écouter absolument: « Long Gone Day », l’autre bijou de l’album, avec Mark Lanegan invité au chant.

Kiss

Pour la fête de l’estampe en mai je fais une suite à mon expo-fanzine de l’an dernier.

Gravure sur bois tirée à 10 exemplaires à l’encre de Chine sur papier washi artisanal rose fabriqué par Mme et Mr Kano du village d’Obara (préfecture d’Aichi, Japon).
21×29,7 cm
« Kiss » est le titre d’un morceau de Scout Niblett tiré de l’album « This fool can die now » (Too Pure records, 2007).
J’ai découvert Scout Niblett en concert au Son’Art à Bordeaux, à priori en 2008. J’y étais allé avec la Hyène par curiosité après avoir écouté quelques morceaux avant le concert, du coup je savais à peu près à quoi m’attendre : voix cristalline + guitare électrique. Le genre de concert intimiste parfait.
Je ne suis pas fan de toute sa musique, mais ce morceau-ci, en duo avec Will Oldham (Bonnie Prince Billy) est absolument magnifique. Et le clip qui l’accompagne, d’où j’ai tiré l’illustration de cette gravure, est parfait de simplicité.

À écouter en boucle.

Le Jimmy

Linogravure, 23×18 cm
Le Jimmy Bar était un bar concert situé à Bordeaux de 1961 à 2000.
La programmation était super éclectique et le prix d’entrée toujours assez bas, ce qui permettait d’y aller souvent juste par curiosité, ça m’a aidé à découvrir beaucoup de styles de musique (et savoir ce qui était susceptible de me plaire ou non) : punk, pop, ska, black metal, groupe locaux ou en tournée, etc… il y avait vraiment de tout.
Pour le premier concert qu’on y a fait et organisé avec des potes, il a juste fallut qu’on file une cassette d’une répète (qui devait être bien pérave 🙂 ) au gars à l’entrée pour qu’il valide, c’était aussi simple que ça. Il n’a même pas dû l’écouter, mais connaissant nos têtes et ayant une place dans sa programmation il nous a gentiment calé sans problème.
Ça m’a également permis de faire ma toute première affiche de concert. D’ailleurs si par miracle quelqu’un en a une qui traîne j’aimerais bien un scan, j’ai perdu la disquette où se trouvait le fichier, et de toutes façons je n’aurais pas de quoi la lire. Le concert était Sluggz/Oursonik/Empathie le 28/02/1999.
Tout bon ancien habitué du Jimmy a des anecdotes à radoter, ma préférée c’est un concert de malade de Turbonegro (que je connaissais à peine, j’y étais allé par curiosité) qui a commencé par un mur de flammes montant jusqu’au plafond (qui n’était pas très haut, et le bar pas très grand). Tout le premier rang a fait un pas en arrière, ambiance garantie !

error: Content is protected !!
%d blogueurs aiment cette page :