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CAT POWER


CAT POWER
Nom de scène de Chan Marshall
Gravure sur bois imprimée à l’encre de Chine en 15 exemplaire sur papier washi artisanal de Mr Sato.
24×35 cm

 Quand faire de la musique est un besoin vital, ça donne les six premiers albums de Cat Power. Je ne vais pas revenir sur son passé compliqué, autant n’en retenir que ce qui est beau, mais j’adore ce genre de voix mue par l’énergie du désespoir, ce besoin absolu de faire sortir ses émotions. C’est un peu « chante ou crève ». Et elle a eu raison de chanter. Pas grand-chose de plus à dire, je retourne l’écouter.

A voir : « Speaking for trees », une camera posée dans un coin d’herbes où Chan Marshall joue seule avec sa Danelectro, comme une amie qui jouerait dans ton jardin.

A écouter en priorité :
-Myra Lee (1996, Smells Like Records)
-What would the community think (1996, Matador Records)
-Moon Pix (1998, Matador Records)
-The covers record (2000, Matador Records)
-You are free (2003, Matador Records)

THE BLACK CROW

THE BLACK CROW
Gravure sur bois tirée à 5 exemplaires sur papier washi de Mr Sato.
28×26 cm
Titre d’un morceau de Songs : Ohia tiré de l’album « The Lioness »

Songs : Ohia est le groupe de Jason Molina (il a eu aussi Magnolia Electric Co. auquel je n’ai jamais accroché). Mort seul et complètement alcoolique à 39 ans en laissant 19 albums derrière lui, on pourrait décrire sa musique comme un océan de tristesse et de mélancolie, et sa voix une lueur brillant au fond des abysses. Une amie m’a fait découvrir « The lioness » que j’ai tellement adoré que je n’ai même pas pensé à chercher d’autres albums de lui avant des années. A tort.
 Un super héros de la noirceur la plus douce qui soit.

A écouter : 
-Songs : Ohia, The Lioness (2000, Secretly Canadian)
-Songs : Ohia, Ghost Tropic (2000, Secretly Canadian)
-Songs : Ohia, The Magnolia Electric Co. (2003, Secretly Canadian) (qu’il utilisera comme nom de groupe ensuite)
-Jason Molina, Let Me Go, Let Me Go, Let Me Go (2006, Secretly Canadian)
Morceaux pour découvrir : The black crow, Let me go let me go let me go, I’ve been riding with the ghost, It’s easier now, Lioness, 7th street wonderland, Not just a ghost heart, Just be simple, The body burned away.

ONE STEP MORE AND YOU DIE

ONE STEP MORE AND YOU DIE
Gravure sur bois + aquarelle tirée à 5 exemplaires sur papier washi de Mr Sato.
Titre d’un album de Mono.
22×32 cm

Vu au Son’Art en 2005 avec les copains de Zukr en première partie. J’ai bien aimé mais pas au point de fouiller leur discographie sur le moment, chose que j’ai heureusement fini par faire des années plus tard.
C’est LE groupe de post-rock japonais. Formation classique, guitares-basse-batterie, blindé de reverbs, delays et distorsions auxquels ils rajoutent de temps à autres des cordes classiques (chose que je ne trouve pas toujours utile sur leur musique). Néanmoins ils ont cette petite touche très japonaise dans les mélodies et les émotions qui me parle énormément. Une espèce de mélancolie traditionnelle.
Bref, j’adore.

A écouter : tout

Morceaux pour découvrir : Nostalgia, Cyclone, Sabbath, A speeding car, Kanata, The flames beyond the cold mountain, Are you there ?, The land between tides / Glory

SEKAI NO OWARI

SEKAI NO OWARI

En français : « La fin du monde »
Caractères gravés : « Sekai no owari ha soko de matteru » (La fin du monde attend ici)
Gravure sur bois imprimée à l’encre de Chine à 5 exemplaires sur papier washi ultra fin de Mr Sato.
26×18 cm
Titre d’un morceau de Thee Michelle Gun Elephant sur l’album « Cult Grass Stars » (1996, Triad).
Découverts sur la bande son du film « Aoi Haru » (Blue Spring) de Toshiaki Toyoda, tiré du recueil d’histoires courtes « Printemps Bleu » (Editions Tonkam) de Taiyo Matsumoto. Tout y est parfait, la BD, le film et la musique.
TMGE définit son style comme du « japanese monster rythm and blues », a été actif une douzaine d’années, de 1991 à 2003, et s’est séparé au plus haut de sa popularité pour éviter de tourner en rond. A regarder le monde hallucinant présent lors de leur dernier concert on ne doute pas qu’ils auraient facilement pu profiter de leur succès pour continuer une carrière pépère et se remplir les poches.
Aucun espoir de reformation, le guitariste à la TeleCustom noire & rouge Futoshi Abe étant décédé en 2009.
Culte.
Pour la petite histoire du nom chelou, ça vient du bassiste de la formation originale qui, après avoir acheté sa place pour un concert de The Damned est revenu tout content, billet en main, en s’exclamant « C’est un billet pour Michelle Gun Elephant ! ». Non seulement pas très bon en anglais, il a également mélangé le nom de The Damned avec le nom de leur album « Machine Gun Etiquette ».

A écouter : tout
Morceaux pour découvrir : Sekai no Owari, Get up Lucy, Smoking Billy, Beat Specter Buchanan, Akage no Kelly, Drop, Candy House, Marion, Birdmen, Abakareta Sekai, GWD, West Cabaret Drive.

 

AS HAPPY AS POSSIBLE

AS HAPPY AS POSSIBLE
Gravure sur bois tirée à 6 exemplaires sur papier washi ultra-fin de Mr Sato.
Titre du nom d’un album de Les Thugs sorti en 1993 chez Sub Pop.
24×17 cm

Ils s’appellent Les Thugs et ils viennent d’Angers.
Le seul groupe qui m’ait mis la chair de poule du début à la fin de leurs concerts (rien que d’y penser j’ai les poils des avants-bras qui se dressent). C’était magnifique, la puissance et l’énergie du punk boostés par un mur de guitares hypnotiques énorme, aux distorsions parfaitement dosées, qui vous enveloppait et vous emportait avec lui. Parlez-en à quelqu’un qui a déjà vu les Thugs en concert et vous verrez un sourire apparaître sur son visage immédiatement.
Une base toute simple : un riff hyper répétitif et entêtant sur laquelle se pose une mélodie qui emporte tout. Encore faut-il trouver le bon ton, les bonnes mélodies.
 Les Thugs viennent d’Angers, et ont dû sortir des disques aux Etats-Unis et tourner là-bas pour recevoir un début de reconnaissance en France, mais ils s’en foutaient et on continué à faire exactement pareil après que la presse commence à s’intéresser à eux, c’est-à-dire faire les choses à leur façon, avec humilité et simplicité, jusqu’à leur séparation en 1999. Ils feront un No-Reform Tour à l’occasion des 20 ans de Sub Pop à Seattle, avec quelques dates en France (petite cerise à la fin du concert de Bordeaux, Mr Moustache, mon groupe de l’époque, a eu droit à une petite dédicace parce qu’on reprenait « Allez les Filles » et ils étaient tombé sur la vidéo).

Les Patrons.

Au Japon les fleurs de cerisier sont le symbole de la fragilité de la vie, et donc de la mort, alors soyons « aussi heureux que possible », car la vie est éphémère.

A voir absolument : Le documentaire tourné à l’occasion du No-Reform Tour « Come On People! », un hymne à l’anti star system (2012, Crash Disques)
A écouter : tout, mais je conseille Strike (1996, Sub Pop) pour commencer (le premier que j’ai acheté, mon préféré).

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