Washi

Koinobori (Réimpression)

Koinobori
(2ème tirage)
Linogravure imprimée à la main au baren (outil d’impression japonais) sur papier washi awagami (papier japonais traditionnel).
Disponible sur Etsy.

Les Koinobori (鯉幟), signifiant « banderole de carpe » en japonais, sont des manches à air en forme de carpe koï hissées au Japon pour célébrer Tango no sekku (端午の節句), évènement traditionnel qui est désormais une fête nationale, le Kodomo no hi (jour des enfants).
Selon une légende chinoise, les carpes du fleuve Jaune, après avoir remonté le fleuve, s’envoleraient vers le ciel en se transformant en dragons. Cette légende serait à l’origine des koi nobori, qui représentent plus généralement la force et la persévérance des carpes qui remontent à contre-courant les rivières et cascades.
(Source : Wikipedia)

I want to be alone


I WANT TO BE ALONE
Linogravure réalisée pour l’exposition “Résonances #2”, imprimée au baren (outil d’impression manuel japonais) sur papier washi Awagami, à l’encre à taille douce.
Disponible sur Etsy.

Dialogue (I want to be alone) est un morceau de Jackson C. Franck sur l’album qui porte son nom (1965, Columbia EMI).
« Life is hard then we die », un proverbe qui colle comme un gant à Jackson C. Frank.
C’est mon compère Adrien Demont, avec qui je fais les concerts dessinés sous le nom de @taketdemont , qui m’a fait découvrir ce morceau. De nuit sur une route peu éclairée en rentrant d’un concert à la Librairie Ombres Blanches à Toulouse (coucou Mathilde), le moment était parfait pour mettre en valeur la solitude de ce morceau.
La vie de ce chanteur est une longue tragédie, brûlé à l’âge de 11 ans dans un incendie dans son école où périra une grande partie de ses camarades de classe, dépression, timidité maladive qui finit par l’empêcher de se produire en concert, créativité qui le fuit, décès de son fils, problèmes psychiatriques et fin de vie encore plus triste. De ce chaos est née sa musique, belle, pénétrante et sincère.
Il n’a pas composé énormément de chansons, du coup écoutez tout ! Enormément d’artistes ont repris ses morceaux, il est possible que vous en connaissiez certains.
“Le plus connu des musiciens folk sixties dont personne n’aie jamais entendu parler.”

AIMPE

Participation à l’Awagami International Miniature Print Exhibition 2019 organisée par Awagami Factory validée.
Expo AIMPE en octobre/novembre à Tokushima au Japon.

Echantillons de papiers washi Awagami

石川 さゆり// Ishikawa Sayuri


石川 さゆり// Ishikawa Sayuri
Gravure sur bois tirée à 8 exemplaires sur papier washi fabriqué par Mme et Mr Kano.
Encre à taille douce.
21×29,7 cm

Chanteuse de « enka » (prononcer « inca », style musical japonais particulièrement populaire entre les années 50 et 80) ayant commencé sa carrière dans les années 70 et ayant sorti plus d’une quarantaine d’albums.
Le enka est plutôt considéré comme une musique de vieux un peu ringarde au Japon, mais en même temps je ne suis plus tout jeune et j’emmerde les jeunes cons. Bref ce sont des chansons souvent empreintes de tristesse et parlant de solitude, de chagrins d’amours, d’épreuves de la vie, d’amour de sa région natale et d’alcool. Un peu comme du blues, mais avec des mélodies typiquement japonaises.
Les plus gros succès de Ishikawa Sayuri sont « Tsugaru kaikyo fuyugeshiki » et « Amagi-goe ».
Il n’y a quasiment pas de morceaux de enka sur les plateformes de streaming musical, du coup le mieux est de farfouiller sur youtube pour découvrir des artistes (l’idéal étant de pouvoir lire et écrire un minimum en Japonais).

Circo de Sastre

CIRCO DE SASTRE

Gravure sur bois tirée à 15 exemplaires, dont 10 sur papier washi fabriqué par Mme et Mr Kano du village d’Obara (Japon) et 5 sur papier washi Awagami. 
1 imprimée à l’encre de Chine et les autres à l’encre à taille douce.
Format A4

Avec Adrien, mon compère de tAk & Demont, durant nos concerts de dessin nous essayons de créer une ambiance intime, qui emporte le spectateur avec nous dans l’apparition et la disparition des images, afin qu’il se perde dedans et oublie tout le reste le temps d’un concert.
C’est exactement ce que j’ai vécu en assistant au spectacle du Circo de sastre.
C’est un cirque un peu particulier, composé de deux musiciens Gandhi et Daiho Soga (placés de façon centrale sur une scène de tissu, entourés pas les spectateurs) autour desquels le tailleur, Suzuki Takayuki, va petit à petit monter un chapiteau de tissu tout en leur taillant des costumes de scène. Il y a également un homme d’ombres et de lumières, Watanabe Takashi, qui va créer tout une ambiance avec un éclairage tout en subtilité.
On voit donc ce Cirque du Tailleur (Circo de Sastre) se mettre en place petit à petit, s’animer et prendre vie de façon magnifique, jusqu’à s’éteindre lentement et disparaître aussi vite qu’il est arrivé. Cela m’a tout de suite rappelé le concept de « Mono no aware » (la sensibilité, l’empathie pour l’impermanence des choses) qui nous a fortement inspiré dans notre association avec Adrien.

Un des plus forts moments que j’ai vécu durant leur spectacle est un moment où un homme tremblotant, atteint d’un cancer et n’ayant plus beaucoup de temps à vivre, s’est tourné vers moi les larmes aux yeux en me disant à quel point ça lui était merveilleux, et tout le bien que cela lui procurait.

Si jamais ils passent près de chez vous, courrez les voir !

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